Prise de vues exhaustive
Chaque sépulture, chaque columbarium, chaque monument est photographié sous plusieurs angles. Aucune épitaphe n'échappe au protocole.
Tombes, columbariums, monuments aux morts : nous photographions, retranscrivons et cataloguons chaque épitaphe lisible. Livré en table Excel exploitable, importable dans tout système.
Le relevé d'épitaphes paraît trivial vu de l'extérieur — il s'agirait « juste » de noter des noms et des dates. En réalité, c'est un travail méthodique qui demande rigueur, patience et un protocole carré pour éviter oublis et erreurs de transcription.
Chaque sépulture, chaque columbarium, chaque monument est photographié sous plusieurs angles. Aucune épitaphe n'échappe au protocole.
Les sépultures sont numérotées en cohérence avec le plan vectorisé. Le croisement plan / photos garantit l'unicité de chaque emplacement.
Transcription des inscriptions visibles, assistée par IA puis relue à l'œil. Dix-huit colonnes par ligne : identité, dates, statut conjugal, lieu mentionné, description du monument, photos d'origine, lisibilité, niveau de confiance, corrections appliquées, points à vérifier.
Ce qui suit n'est pas une maquette. Ce sont trois sépultures extraites d'un cimetière relevé cette année, telles qu'elles figurent dans le fichier remis à la commune.
Tombale grise gravillonnée avec entourage granit, stèle grise gravée de deux noms dorés, ovale émaillé avec portrait d'enfant, livre granit, plaques souvenir.
À vérifier omission — un second patronyme est gravé en seconde ligne de la stèle, sous le premier ; le rattachement d'Hippolyte et de Françoise à la concession reste à confirmer en mairie.
Tombale pierre et granit avec grande croix ancienne très érodée, plaques granit et livre, plaque noire « À ma Sœur ».
À vérifier illisible en haute définition — le nom de famille d'Albert est masqué par une plante. La colonne porte S??? : l'initiale, et rien de plus. Une hypothèse figure en note, explicitement marquée non prouvée. Une seconde plaque d'ardoise se devine derrière la première, fragments « …ERT » et « …S ».
Deux stèles-piliers anciennes en pierre grise coiffées de croix, vues de dos et de trois-quarts, tombale basse entre les deux, plantations grasses devant.
Corrections appliquées fusion (même sépulture) de IMG_0588, IMG_0589 et IMG_0592 — trois photos, un seul emplacement ; épitaphe fantôme d'une sépulture voisine retirée du relevé ; nom de naissance supprimé : il dupliquait le nom porté, rien de « née… » n'est gravé sur la pierre — fabrication par inférence.
Extrait authentique. Les noms de famille sont réduits à leur initiale et les lieux-dits retirés : la commune n'a pas encore reçu son dossier et n'a rien autorisé à publier. Tout le reste — références de plan, numéros de photo, descriptions, mentions de lecture, corrections — est reproduit mot pour mot.
Certaines stèles sont érodées au point que l'inscription est devenue partiellement illisible. Notre protocole signale ces cas (champ « qualité de lecture » : sûre / probable / illisible) et déclenche une demande de validation auprès de la mairie ou des familles si l'information est historiquement accessible ailleurs (registres anciens, archives départementales).
Pour les carrés militaires, nous pouvons croiser, sur demande, les bases de l'ONACVG (Mémoire des Hommes, fichier des Morts pour la France) afin de valider les noms et les mentions officielles.
Beaucoup annoncent aujourd'hui une transcription automatique des épitaphes. Nous avons passé la nôtre au banc d'essai sur un cimetière réel, en la comparant ligne à ligne à un relevé fait à la main. Voici, sans arrangement, les quatre façons dont une lecture automatique se trompe — et pourquoi chaque ligne que nous livrons est relue par une personne.
Sur une photo d'ensemble, la machine lit la plaque la plus contrastée du cadre — souvent celle de la sépulture voisine. Le texte est exact, l'emplacement est faux. C'est l'erreur la plus insidieuse : rien, dans le résultat, ne la signale.
Une mention « épouse de Pierre Martin » décrit un lien de famille, pas une personne inhumée là. Laissée seule, la machine en fait un défunt supplémentaire. Sur un registre communal, cette erreur se propage à tout ce qui s'y adosse.
Les « née » et « veuve de » disparaissent en premier. Ce sont pourtant elles qui rattachent une femme à sa famille et à sa concession : sans elles, une recherche par nom de jeune fille ne trouve plus rien.
Sur une gravure usée, un 8 devient un 4, un 6 devient un 5. Le nom est bon, la date est fausse d'une décennie — et une date fausse suffit à fragiliser une procédure de reprise de concession.
Sur des photographies d'ensemble, une lecture entièrement automatique n'a retrouvé aucun des noms attendus. Les mêmes pierres, photographiées de près et recadrées sur l'inscription, ont été lues correctement. Nous en avons tiré deux règles simples : on photographie chaque inscription de près, et aucune ligne ne part en mairie sans avoir été relue. L'outil nous fait gagner du temps de saisie — il ne remplace pas le contrôle, et c'est ce contrôle qui fait la valeur du relevé.
Devis selon le nombre de sépultures. Délai 4 à 12 semaines selon le volume.